Après deux années en berne, les demandes pour investir dans le locatif meublé explosent. Selon le Baromètre Lodgis T3 2025, il y a eu une hausse de 94 % concernant des demandes de renseignements sur ces projets. Le fait que les taux d’intérêt ont légèrement baissé en 2025 n’est pas étranger à cette augmentation.
Toutefois, malgré cette forte demande, la concrétisation des mandats signés n’augmente que de 12 % sur une année. Une prudence de la part des investisseurs qui sont toujours attentifs à l’évolution des taux, mais qui analysent aussi la stabilité réglementaire avant tout engagement.
Sur le marché, les demandes de locations meublées augmentent de 35 % sur un an alors que l’offre de logements disponibles est en baisse de 13.7%.
Il peut y avoir plusieurs raisons : les étudiants qui augmentent dans les villes universitaires, le développement du télétravail hybride dans le professionnel, la hausse des missions temporaires,…. Toutes ces personnes sont à la recherche d’une solution de logement équipé et flexible. La durée du bail mobilité entre aussi en ligne de compte.
La principale cause de cette baisse provient des contraintes énergétiques et réglementaires notamment l’interdiction des locations passoires thermiques et l’encadrement des loyers.
L’augmentation est assez faible en Île-de-France avec 0.15 % sur un an (0.6 % en centre parisien) contrairement en métropoles régionales où les loyers ont augmenté en moyenne de 9 %. Les loyers des meublés à Lyon ont augmenté en moyenne de 11.6%.
Il est prévu d’instaurer un Statut du Bailleur Privé afin de rééquilibrer la fiscalité entre les différents modes de location.
L’interdiction de location des logements DPE F en 2028 oblige les propriétaires de biens anciens à entreprendre des travaux de rénovation énergétique.
L’encadrement des loyers va toucher de nouvelles métropoles notamment les zones dites tendues.